PROMOTION DE LA FEMME RURALE

UNE ACTION A GRANDE PORTEE AU TAFILALET La femme rurale de la zone d’action de l’ORMVA/TF joue un rôle capital dans le secteur agricole. En effet, en plus des travaux domestiques qui lui incombent totalement, les femmes rurales participent aux travaux agricoles aussi pénibles que diversifiés.

L’étude menée sur la femme rurale de la zone d’action de l’ORMVA/TF en 1993 a montré que plus de 80% des femmes rurales participent aux travaux agricoles, 55% sont âgées de moins 40 ans. De même, ladite étude a montré aussi que le travail actif journalier est réparti sur le travail domestique (50%), travail aux champs (21%), travail lié à l’élevage (19%) et le travail artisanal (10%).

En plus de ce qui précède, la femme rurale se trouve en face de certaines contraintes qui limitent sa participation d’une manière efficace dans le développement agricole. En effet, 95 % des femmes sont analphabètes, la quasi-totalité des femmes sont confrontées à l’insuffisance des ressources financière et son inaccessibilité à une formation adéquate. Il s’y ajoute, en outre, les contraintes liées à l’environnement naturel et l’insuffisance des infrastructures de base.

Ainsi, la composante "promotion de la femme rurale" a été intégrée dans le cadre de la stratégie de l’ORMVA/TF pour le développement agricole comme axe d’intervention prioritaire. A ce niveau, il convient de signaler que les principaux objectifs assignés à cette composante concernent: l’amélioration des ressources de revenu de la femme rurale, l’amélioration de ses conditions de vie, la Contribution à son alphabétisation  et l’amélioration de son niveau de connaissance.

BILAN DES REALISATIONS (1988-2005)

Concernant les interventions de l’ORMVA/TF en matière de promotion de la femme rurale, les principales réalisations s’articulent au tour des axes liés à l’information et la formation et la création d’activités génératrices de revenu. 

1. FORMATION ETINFORMATION

Pour permettre aux femmes rurales d’améliorer leur niveau de connaissance, un programme de formation et d’information est élaboré chaque année avec leur participation. A travers ce programme des thèmes d’ordre techniques et socio- éducatifs ont été diffusés au profit d’environ 9.000 femmes et jeunes filles rurales par an. Cet encadrement est assuré actuellement par une équipe de 13 vulgarisatrices.

2. ACTIVITES GENERATRICES DE REVENU

 

Quant à la création des activités génératrices de revenu, l’ORMVA/TF intervient principalement auprès des femmes rurales très pauvres et ce dans l’objectif d’atténuer la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie de cette catégorie de femmes. Des progrès tangibles réalisés à ce niveau ont conduit à la création de 39 coopératives féminines d’élevage Ovins D’man regroupant 1.659 bénéficiaires. 

 

Le choix de cette activité comme source de revenu est dictée par la petitesse de la taille des troupeaux, la stabulation permanente du troupeau, par la proximité des bergeries par rapport au foyer et le savoir faire des femmes rurales en élevage D’man.

 

L’impact de cette activité génératrice de revenu a permis de réaliser un revenu net moyen qui varie entre 250 et 350 Dh/femme/mois, en plus, d’autres effets indirects liés à la satisfaction des besoins en autoconsommation en viande rouge et l’amélioration du niveau technique de ces adhérentes.

 

Par ailleurs, dans le cadre de la diversification des sources de revenus des femmes rurales et l’amélioration du niveau alimentaire de leurs foyers, l’ORMVA/TF a procédé également à l’installation de 8.800 jardins potagers et la distribution de 69.875 poussins démarrés au profit d’environ 13.176 femmes.

 

3. DEVELOPPEMENT DU PARTENARIAT

 

Conscient du rôle que joue le partenariat en matière de transfert des innovations, visant le développement durable des populations, l’ORMVA/TF est lié par des conventions à la délégation de l’ Entraide Nationale et la délégation de la Jeunesse et sports et à 79 ONG locales dont l’objectif est l’amélioration des conditions de vie des femmes rurales pauvres. A ce niveau 113 centres d’animation féminines ont été équipés en matériel de couture, tissage, tricotage et 8.750 jeunes filles rurales ont été formés dans le domaine artisanal.

Toutefois, il convient de souligner que ces centres d’animation féminine, généralement installés dans les zones enclavées constituent une infrastructure et un cadre idéal d’encadrement et de vulgarisation visant le développement de la femme et des jeunes filles en particulier.

En effet, en plus de l’apprentissage des métiers artisanales ces femmes bénéficient de séances de sensibilisation dans les domaines agricoles et socio-éducatifs de cours d’alphabétisation et de l’art culinaire.

En fin, pour participer à l’alphabétisation des femmes rurales, la stratégie que nous préconisons à travers le plan 2001-2005 pour l’alphabétisation des populations rurales au niveau du Tafilalet , consiste a assurer une alphabétisation fonctionnelle au profit des jeunes filles rurales organisées autours des petits projets générateurs de revenu. Le nombre de femmes alphabétisées a atteint en 2005 plus 13.422 femmes rurales.

En plus, l’instauration d’un système de financement de micro- projets  en collaboration avec la Fondation du Crédit Agricole pour le micro crédit a servi 12.591  personnes dont 50 % sont des femmes pour un montant globale d’environ 27.332.002 Millions Dhs.

4. PERSPECTIVES D’AVENIR

 Afin de relever le déficit d’une promotion de la femme rurale meilleur, l’ORMVA/TF a développé un plan d’action et une stratégie à moyen terme.

A travers ce plan, la priorité sera accordée au développement d’activités génératrices de revenus, à l’acquisition du petit matériel de vulgarisation, au développement des sources de financement et  à la mise en œuvre d’un programme d’alphabétisation fonctionnelle ainsi qu’à la formation et l’information des femmes rurales. 

Par ailleurs, l’approche de la mise en œuvre des actions prévues par ledit plan se base sur l’implication et la participation de la population cible, le renforcement de l’esprit de partenariat avec l’ensemble des intervenants dans ce domaine et par la formation multidisciplinaire des vulgarisatrices.